Le chevauché

Pour cette quatrième séance, notre rendez-vous mensuel était fixé dans un donjon parisien. 

J’étais à la fois très excité et très intimidé de me faire dominer dans une antre dédiée aux vices de Sacher Masoch et du divin marquis, équipé pour soumettre de toutes les façons les vilains garçons dans mon genre, en mal de reprise en main et de soumission.

J’arrivais en avance, ce qui me fut reproché. Madame Sixtine aime la ponctualité mais pas les soumis en avance qui empiètent sur son temps précieux.

Elle m’ouvrit dans cette tenue en vinyle noir qui sublimait sa plastique magnifique, la rendait ultra sexy et attirante… tout en laissant voir ses magnifiques pieds manucurés (et c’est un soumis non fétichiste qui le dit). Mon excitation était à son comble devant tant de charme et de beauté.

Madame Sixtine avait décidé de déjeuner avec son amie Dominatrice. J’apportais donc le repas et, comme toujours, un peu de champagne pour trinquer.

Après une douche rapide afin d’être parfaitement propre, je me présentais nu devant ces deux femmes naturellement supérieures mais avec ce naturel qui fait les grandes dominas : il est inutile d’en rajouter pour dominer et se faire obéir. Étant considéré comme inférieur, je bus le champagne dans une gamelle, Madame Sixtine souhaitant me rappeler ma place de chien.

Puis son amie, au caractère enjoué très communicatif, nous laissa.

Nous eûmes ces conversations que j’affectionne avec Madame Sixtine, totalement libres, sans fausse pudeur ou gêne mal placée. Quel plaisir d’échanger avec elle, de la découvrir un peu plus, tout en restant à ma place, nu et à ses pieds.

Puis commença la session elle-même… j’adore le pegging et les jeux anaux et Madame Sixtine semble aimer cela aussi. Cette fois ci nous étions face à un miroir et elle avait mis un gode ceinture pour me prendre afin que je me vois m’empaler sur elle. Ce qui m’excita le plus dans cette posture, c’était non pas de me voir faire cela mais de me plonger dans son regard froid, presque cruel dans ces moments là… ce regard qui me dit : Je te baise, je fais ce que je veux de toi et tu la fermes… ce regard qui me rend fou…

Mais la suite fut assez incroyable… alors que je me retirai, elle m’ordonna de me mettre a genoux et de sucer le gode qui venait de me prendre. Je l’avais déjà fait avant. Mais aucune domina avant elle ne s’était crue autorisée à me demander de faire cela… goûter son propre cul, même propre, est quand même un acte pas si anodin à imposer à un soumis… j’ai adoré qu’elle me l’ordonne spontanément, avec le naturel de celle qui veut être obéie et repousser les limites de son soumis.

Quel bonheur de lâcher prise entre ses mains… de devenir sa chose, sa pute… de l’entendre chanter des chansons qu’elle seule connaît… en me défonçant comme une chienne.

La fin de la séance (privation d’éjaculation car je lui avais demandé d’être méchante avec moi)… fut pénible… mais je l’avais déjà vécu… cela ne fut donc pas une frustration insurmontable…

J’ai réfléchi à ce qui m’aimante autant chez Madame Sixtine. Et je crois avoir trouvé. C’est sa perversité assumée. Sixtine aime vraiment soumettre, humilier, rabaisser, posséder, faire mal (encore que je n’aie pas eu l’occasion de souffrir trop pour l’instant). Mais cela en étant en même une femme hyper sensible et attentionnée, à la personnalité extrêmement attachante. C’est exactement la dominatrice (oserais-je dire la Maitresse) que je cherchais, pour laquelle j’éprouve déjà une profonde affection et une attirance charnelle, avec laquelle je me sens en sécurité pour avancer dans ma soumission à sa personne.

Merci Madame.

Votre dévoué,

Javax